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Expertise naturaliste
Une connaissance fine de la faune et de la flore locales
Depuis 2002, notre équipe pluridisciplinaire place son savoir-faire au service d’une meilleure compréhension des enjeux faunistiques et floristiques du territoire.
Forts d’une solide expérience de terrain, nos naturalistes sont en mesure d’intervenir sur une grande diversité de site : carrières, réserves naturelles, milieux urbains, milieux agricoles, cours d’eau, littoral, zones humides, zones industrielles, zones d’activités, …
Experts passionnés, nos faunistes et botanistes vous accompagnent pour assurer une prise en compte optimale de la biodiversité dans le cadre de vos projets.
Prédiagnostic écologique
Le prédiagnostic écologique, pouvant être effectué à tout moment de l’année, apporte une première lecture des enjeux faune – flore d’un site.
Nos naturalistes effectuent un passage ciblé afin d’identifier les espèces présentes dans la zone d’étude, ou potentiellement présentes au regard des habitats en présence et du contexte écologique dans lequel s’inscrit le site.
Cette analyse permet de relever les principales sensibilités écologiques d’un site et fournit une première appréciation de la faisabilité du projet. Elle peut conduire à la mise en place d’inventaires naturalistes plus approfondis pour affiner la connaissance des enjeux.
Le prédiagnostic écologique constitue donc une étape clé, permettant, dès la phase de conception, d’anticiper et d’adapter le projet aux spécificités écologiques du site.
Diagnostic de bâti
Dans le cadre de démolition de bâtiment, de travaux de rénovation thermique ou structurelle, nous menons des inventaires pour détecter l’éventuelle présence d’espèces à enjeux de protection et/ou de conservation (oiseaux et chauves-souris majoritairement) dans le bâti.
diagnostic écologique
Nous réalisons des inventaires naturalistes sur deux saisons (printemps / été) ou quatre saisons, selon les spécificités des projets et des territoires concernés.
Nos inventaires de terrain, menés de jour comme de nuit, couvrent un large éventail de taxons :
- Oiseaux (période de nidification, migration pré et post nuptiale, hiver)
- Amphibiens et reptiles
- Mammifères terrestres (dont chauves-souris) et semi-aquatiques
- Insectes (lépidoptères, odonates, orthoptères, coléoptères saproxylophages)
- Mollusques
- Flore
Les données recueillies lors de ces inventaires sont analysées, synthétisées et valorisées à travers la réalisation de cartographies. Ce travail permet de localiser et de hiérarchiser les enjeux de conservation de la biodiversité sur le périmètre étudié, en vue d’une meilleure prise en compte dans le projet.
suivis naturalistes
En aval des projets d’aménagement, nous assurons des suivis naturalistes pluriannuels, centrés sur les groupes d’espèces présentant des enjeux identifiés en amont.
Ces suivis permettent d’étudier l’évolution des populations d’espèces (faune – flore) sur le site concerné, afin d’évaluer l’efficacité des mesures mises en place pour les préserver.
Ce travail est mené sur des sites spécifiques : zones de compensation écologique, parcs photovoltaïques et éoliens, carrières, …
En apportant un regard sur les résultats des actions engagées, ces suivis constituent un outil pour ajuster, si nécessaire, les mesures adoptées, et garantir leur pertinence et leur efficacité sur le long terme.
Fiches espèces - La faune & la flore
du Grand Ouest
FLORE
la gagée de bohême
Une plante rare des vallées de la Loire
Trouver une Gagée de Bohême (Gagea bohemica), c’est comme chercher un petit soleil caché dans la mousse ou dans l’herbe : discret, mais éblouissant quand on le découvre.
La Gagée de Bohême est une petite plante bulbeuse de la famille des Liliacées très discrète qui fleurit très tôt (entre janvier et février). Elle ne mesure que 2 à 3 centimètres de hauteur et produit des fleurs jaunes à 6 pétales qui sont généralement solitaires, plus rarement regroupées par 2 à 6. Plus ou moins velue selon les spécimens, elle possède deux types de feuilles : deux feuilles basales filiformes plus longues que l’inflorescence et deux à cinq feuilles en alternance sur la tige.
La Gagée de Bohême n’est connue dans le Massif armoricain que dans 13 vallées reliées les unes aux autres par la vallée de la Loire. Elle est recensée dans les environs d’Ancenis en Loire-Atlantique, d’Angers en Maine-et-Loire et Thouars en Deux-Sèvres. C’est une plante qui exige en effet des conditions écologiques très particulières pour s’épanouir, elle ne pousse qu’exclusivement sur les pelouses bryolichéniques schisteuses rases des bordures d’affleurements rocheux situés dans les vallées.
C’est une plante très rare qui est protégée au niveau national, elle est également menacée et classée comme en danger critique sur la liste rouge de la flore vasculaire des Pays de la Loire. L’analyse des données historiques semble indiquer que les stations de Gagées régressent, notamment à cause de l’urbanisation dans les environs d’Angers et la surfréquentation des lieux touristiques offrant des points de vue sur la Loire.
En vous baladant dans la vallée de la Loire, pensez donc à garder un œil attentif à là où vous posez les pieds.
Crédit photo : ©Sarah Leclerc – Dervenn
AVIFAUNE
Accenteur mouchet
Les secrets d’un oiseau méconnu
Souvent confondu avec le Moineau domestique, l’Accenteur mouchet (Prunella modularis) est pourtant un habitué de nos jardins qui mérite toute notre attention. Anciennement appelé « Fauvette traine-buissons », cet oiseau discret vivant au ras du sol passe souvent inaperçu. En breton, il est nommé Gwrac’hig an dres, c’est-à-dire : « la petite sorcière des ronces ». Bien qu’originaire des forêts de conifères, il a su s’adapter aux milieux touffus tels que les haies, les buissons denses, les parcs et les jardins.
L’Accenteur mouchet adapte son menu en fonction des saisons. À la belle saison, il se nourrit exclusivement d’insectes et de petits invertébrés capturés au sol. En hiver, son régime alimentaire devient granivore. Grâce à son gésier, il peut digérer efficacement les graines et les baies. S’il fréquente volontiers les postes de nourrissage en hiver, il ne se posera jamais directement sur une mangeoire, préférant glaner ce qui tombe au sol.
Le cycle de reproduction commence tôt dans l’année. Dès le mois de février, le mâle se poste en hauteur et fait entendre son chant pour séduire les femelles du secteur. Celles-ci peuvent alors s’accoupler avec différents mâles. Chaque territoire comporte de un à trois mâles et une à plusieurs femelles. La femelle dépose ses trois à six œufs d’une couleur turquoise remarquable dans le nid qui est toujours caché au cœur d’un buisson dense pour garantir la sécurité de la couvée. La femelle et le ou les mâles s’investissent conjointement pour nourrir les jeunes pendant une douzaine de jours avant leur sortie du nid.
Bien qu’il soit protégé en France, l’Accenteur mouchet est aujourd’hui une espèce en déclin. Ses effectifs ont chuté d’environ 26 % depuis le début du XXIe siècle. Cette baisse s’explique principalement par la disparition des haies et des buissons, qui constituent son habitat essentiel pour se nourrir et se reproduire. Préserver les haies est donc essentiel à la survie de cet oiseau discret de nos régions.
Crédit photo : ©Nicolas Hyon – Dervenn
AMPHIBIEN
Pélodyte ponctué
Portrait d’un petit amphibien discret
Apprenons à connaître un petit amphibien de moins de 5 cm : le Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus). Son corps brun ou vert, parsemé de taches verdâtres, en fait un véritable maitre du camouflage. Son chant — que certains naturalistes comparent à des boules de pétanque s’entrechoquant — reste discret, il passe donc souvent inaperçu. Il peut également sécréter en cas de danger, via ses glandes, une substance venimeuse à l’odeur d’ail, cocasse quand on sait que son apparence lui vaut également le surnom de « grenouille persillée » ou « crapaud persillé ».
Ce petit crapaud n’occupe les milieux aquatiques qu’au moment de la reproduction. Il choisit pour pondre des zones d’eau peu profondes, temporaires et bien ensoleillées : dépressions prairiales inondées, sous-bois humides mais encore fossés, carrières, mares, roselières, etc. Au printemps et en été, le Pélodyte ponctué reste à proximité de ces sites de reproduction, se dissimulant sous des souches, des blocs de bois, des pierres ou d’autres abris similaires. En hiver, il se réfugie dans des gites plus abrités : terriers, éboulis rocheux, murets, regards de compteurs d’eau ou encore caves.
L’activité du Pélodyte ponctué s’étend principalement du début du printemps à l’automne. Les premiers chants sont entendus à partir de février mais le pic de reproduction est généralement situé en mars selon les conditions météorologiques. La reproduction peut avoir lieu lorsque les températures sont supérieures à 4°C. L’optimum de température de reproduction est de 10°C après des pluies étendant les zones de reproductions. Les œufs sont déposés en grappes fixées aux tiges des plantes aquatiques ou à de petites branches mortes. Le développement des embryons dure une dizaine de jours, suivi de la phase larvaire qui dure trois mois. Des émergences de centaines d’imagos peuvent être observées courant juin.
En France, le Pélodyte ponctué présente une répartition principalement méridionale et atlantique. Sa présence est assez hétérogène et souvent localisée. En Bretagne, il se rencontre surtout à proximité du littoral. En Basse-Normandie, il est présent sur le littoral occidental de la Manche et dans les vallées alluviales, notamment aux estuaires de l’Orne, de la Touques, de la Risle et surtout de la Seine. De même, dans les Pays de la Loire, l’espèce est recensée le long du littoral et des vallées alluviales et dans l’est de la Mayenne. Le Pélodyte ponctué est menacé par la fragmentation de ses habitats, notamment à cause de l’artificialisation des vallées et de la raréfaction des prairies. En conséquence, l’espèce est considérée comme vulnérable en Normandie, quasi-menacée en Bretagne et dans les Pays de la Loire.
Crédit photo : ©Arthur Lebas – Dervenn
FLORE
la Fritillaire pintade
Trésor discret du printemps
Connaissez-vous la Fritillaire pintade (Fritillaria meleagris) ?
Au début du printemps, dans certaines prairies encore gorgées d’eau, une petite clochette pourpre à damiers apparait : la Fritillaire pintade. Rare et élégante, elle est l’un des joyaux discrets des zones humides alluviales.
Son nom original provient de sa morphologie. « Fritillaire » vient du latin « fritillus » et fait référence à un cornet à jeter les dés, rappelant la forme de clochette inversée de la fleur. « Pintade » vient du latin « meleagris » et évoque les motifs en damier qui rappellent le plumage de l’oiseau.
Appartenant à la famille des Liliacées, cette plante vivace à bulbe, haute de 20 à 40 cm, possède des fleurs pendantes en forme de cloche, composées de six tépales dont la couleur varie du pourpre sombre au rose crémeux, toujours ornées de motifs quadrillés caractéristiques. Les feuilles, quant à elles, sont alternes, linéaires et allongées, généralement au nombre de trois à cinq.
La Fritillaire pintade se développe exclusivement dans les zones humides alluviales. On peut ainsi l’observer dans les prairies naturelles inondables, les pâtures humides extensives, mais aussi en sous-bois de forêts alluviales. Autrefois fréquents, ces milieux sont aujourd’hui de plus en plus rares et dégradés, mettant en péril le développement de l’espèce. Sont notamment en cause l’assèchement, la mise en culture ou encore le remblaiement de ces zones humides, longtemps considérées à tort, comme des terrains improductifs.
Sur le territoire du Massif armoricain, l’espèce est présente dans la région des Pays de la Loire, notamment dans les départements du Maine-et-Loire et de la Loire-Atlantique, où de nombreuses stations font l’objet d’un suivi. Quelques rares stations sont présentes au sud de l’Ille-et-Vilaine. Elle est protégée en Normandie et classée vulnérable sur la liste rouge de la flore de Bretagne.
Protéger la Fritillaire pintade, c’est aussi préserver les dernières prairies humides naturelles, véritables refuges de biodiversité.
Crédit photo : ©Sarah Leclerc – Dervenn
AVIFAUNE
Alouette lulu
Un oiseau qui chante son nom
L’Alouette lulu (Lullula arborea) est un oiseau que l’on repère d’abord grâce à sa voix : il n’arbore pas de couleurs vives et se distingue peu dans les paysages qu’il fréquente mais c’est un chanteur loquace au répertoire riche. Au printemps, on entend souvent le chant mélancolique du mâle qu’il pratique perché ou le plus souvent en volant en formant des cercles au-dessus des parcelles agricoles avec une végétation basse. L’Alouette lulu tire son nom de son chant qui contient souvent de longues phrases avec des « lulululu » décroissants.
L’espèce fréquente les milieux ouverts à semi-ouverts et niche au sol dans des espaces avec une végétation rase, un sol assez sec et des arbres à proximité. L’Alouette lulu occupe ainsi le bocage, les clairières forestières et les landes qui lui permettent de se reproduire au printemps et de s’alimenter tout au long de l’année. Dans les Pays de la Loire, elle a un penchant pour les zones viticoles.
Contrairement à l’Alouette des champs, l’Alouette lulu se perche régulièrement : en haut d’un arbre, le long des câbles électriques ou sur un piquet à l’image de cette photographie. Elle utilise les perchoirs pour le repos ou en cas de danger, mais aussi comme poste de chant pour les mâles. Les milieux très ouverts, sans ligneux, recherchés par l’Alouette des champs, sont ainsi moins occupés par l’Alouette lulu.
Pour ce qui est de son alimentation, elle consomme au printemps des insectes et des araignées et complète ensuite son régime alimentaire avec des graines de différents végétaux dès la fin de l’été et pendant l’hiver.
Les populations de l’Ouest de la France (Bretagne et Pays de la Loire) semblent sédentaires. Elles sont rejointes en hiver par des populations migratrices venues principalement du Benelux. À cette saison, l’Alouette lulu fait preuve de grégarisme et est ainsi fréquemment observée en petits groupes dans les champs pour se nourrir ; il n’est alors pas rare de la croiser en compagnie de l’Alouette des champs. En revanche, quand vient le printemps, et avec lui, la saison de reproduction, les groupes se disloquent et les couples se forment. Ceux-ci, vont néanmoins rester au contact d’individus familiaux cantonnés aux alentours.
Globalement, l’intensification des pratiques agricoles (simplification du paysage, emploi de produits phytosanitaires en grande quantité et notamment d’insecticides) menacent les oiseaux insectivores. En France, les effectifs d’Alouette lulu montrent des fluctuations importantes en fonction des années, et une tendance de baisse modérée a été observée sur les 10 dernières années. Cependant, en Europe, l’espèce est en forte augmentation depuis le milieu des années 80.
Crédit photo : ©Kilian Falhun – Dervenn
AMPHIBIEN
Rainette verte
Reine du camouflage
Arborant une coloration vert pomme et une ligne brune généralement continue sur les flancs, des doigts terminés par des ventouses bien visibles permettant l’escalade de la végétation, cette petite grenouille protégée est bien présente dans tout l’ouest de la France. L’espèce est typique des mares bocagères bien ensoleillées avec une eau de bonne qualité, où l’on peut la retrouver et l’entendre au printemps et à l’été. Son chant est puissant et s’entend de loin.
Comme tous les amphibiens, la Rainette verte (Hyla arborea) a deux phases de vie : une partie aquatique et une partie terrestre. Les adultes se reproduisent dans des mares bocagères bien ensoleillées de taille moyenne ou réduite, présentant des eaux de bonne qualité, calmes et peu profondes, permettant un réchauffement. Les femelles y pondent plusieurs centaines d’œufs par saison, regroupés en petits paquets accrochés à la végétation aquatique. En phase terrestre, la Rainette verte est arboricole et peut fréquenter des buissons, haies, ronciers, roselières, bosquets et lisières à proximité de zones humides. Sa coloration vert pomme la rendant beaucoup plus discrète au sein d’un feuillage … vert.
La Rainette verte est une espèce surtout crépusculaire et nocturne, particulièrement audible lors de la période de reproduction de mars à juillet car les mâles forment des chœurs sonores autour des points d’eau, produisant un son puissant comparativement à leur petite taille (environ 4 à 5 cm de longueur). Malgré sa petite taille, l’espèce possède une belle capacité de dispersion et ses migrations peuvent atteindre jusqu’à environ 4 km de distance.
La Rainette verte occupe principalement les deux tiers nord de la France, où elle reste localement bien présente mais avec une régression marquée dans de nombreuses régions, liée à la destruction des mares, au comblement des zones humides et à l’intensification agricole. L’espèce est classée comme quasi menacée en France (UICN) avec des tendances jugées défavorables. La conservation d’un réseau de mares au sein d’un bocage en bonne santé permet l’accomplissement du cycle de vie de cet amphibien.
Crédit photo : ©Alban Lebocq – Dervenn
REPTILE
Coronelle lisse
Un reptile mangeur de reptiles
Rares sont les occasions d’observer la Coronelle lisse (Coronella austriaca), un serpent discret qui, fondu dans son environnement, passe le plus souvent inaperçu. Il faut porter un regard très attentif dans ses milieux de prédilection pour permettre la rencontre. Découvrons ce serpent non venimeux, inoffensif et protégé en France.
La Coronelle lisse occupe de nombreux types de milieux plutôt thermophiles, bien que pouvant aussi être observée dans des milieux plus frais et humides : landes sèches et humides, affleurement rocheux, ourlets herbacés des boisements, versants exposés et broussailleux, dunes littorales… Les milieux anthropisés comme les anciennes carrières, les talus de bords de route et de voies ferrées, les ruines et vieux murets sont également souvent colonisés. Opportuniste, elle peut se cacher sous divers matériaux qu’elle trouve au sol : pierres, tôles, bâches, planches… qui lui permettent à la fois de rester à l’abri et de réguler sa température corporelle en captant la chaleur par conduction ; on parle de thigmothermie.
Comme les vipères et à la différence de toutes les couleuvres de France métropolitaine, la Coronelle lisse est vivipare : la femelle donne naissance à des juvéniles déjà formés. Aucun œuf n’est pondu. La mise bas a lieu courant août et aboutit à la naissance de 4 à plus de 10 couleuvreaux.
Autre particularité, la Coronelle lisse se nourrit principalement de reptiles. Les lézards et les orvets sont ses proies favorites, mais il lui arrive de consommer occasionnellement de petits serpents y compris ses propres congénères. Les micromammifères rentrent également dans leur menu, surtout à l’âge adulte. Pour débusquer leurs proies, les coronelles chassent en maraude, parfois de nuit, visitant les cachettes et terriers.
De nature discrète, ce serpent ne se découvre qu’en prévision d’une mue, d’une digestion ou d’une gestation en cours. Fuyant les journées trop chaudes et trop ensoleillées, la Coronelle lisse est à rechercher préférentiellement par temps couvert et légèrement humide. Dans l’ouest de la France, elle est active de fin mars jusqu’au début de l’automne, mais son pic d’observation a lieu entre mai et juin.
Dans nos régions, la Coronelle lisse est peu commune et sa présence est éparse selon les localités. Elle est aujourd’hui quasi-menacée dans les Pays de la Loire et en Normandie tandis que son statut demeure à préciser en Bretagne où les données sont considérées jusqu’à présent comme insuffisantes. Faute de corridors favorables et d’une dégradation de ses habitats préférentiels, ses populations sont dans bien des cas morcelées, ce qui compromet leur brassage génétique et fragilise ainsi la conservation de l’espèce. Toutefois, sa distribution reste sans doute sous-évaluée en raison de son caractère discret qui en fait une espèce difficilement observable.
Crédit photo : ©Nicolas Hyon – Dervenn